Detaillierte Beitrags-Information

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Beitragstitel Durée de psychose non traitée - Revue de littérature et son implication dans un centre ambulatoire pour jeunes adultes
Autoren
  1. Marc Baehni Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) Vortragender
  2. Logos Curtis Hôpitaux Universitaires de Genève
  3. Cédric Devillé Hôpitaux Universitaires de Genève
Präsentationsform Poster
Themengebiete
  • A5 Früherkennung (Diagnostik)
Abstract Introduction :
Les enjeux liés à l’accès aux soins de jeunes adultes à risque de développer une psychose sont multiples et connus : impacts sur l’évolution clinique et psychosociale, amélioration du pronostic et de la qualité de vie, diminution des déficits fonctionnels, du nombre d’hospitalisations, ainsi que de la souffrance du patient et de son entourage. La reconnaissance et l’intervention aux stades précoces peuvent réduire les conséquences et donc contribuer à une meilleure évolution. La durée de psychose non traitée (DUP, duration of untreated psychosis) médiane en Suisse semble encore récemment dépasser 1 an (Golay et al., 2016).

Méthodes :
Nous identifions plusieurs facteurs expliquant l’accès tardif aux soins psychiatriques adaptés à Genève, sur la base d’une revue de la littérature, et en illustrant trois cas cliniques répertoriés au programme JADE (centre de détection précoce et de traitement ambulatoire des troubles psychiques émergents des jeunes adultes de 18 à 25 ans) avec un accent mis sur la durée de psychose non traitée.

Résultats :
Les raisons identifiées à JADE sont le manque d’information, le défaut de conscience de la maladie, certains symptômes liés à la pathologie même, l’instauration progressive de la maladie sans clinique bruyante, un sentiment de stigmatisation vécu par le patient ou son entourage.

Discussions et Conclusion :
Les raisons identifiées ci-dessus ont un impact non négligeable sur l’évolution de la pathologie. La diminution de la durée de psychose non traitée reste un enjeu clé dans une prise en charge optimale des jeunes à risque de développer une psychose. Les mesures pour des soins plus précoces devraient porter sur la déstigmatisation, l’information, des actions de promotion de la santé et de prévention, le développement du travail en réseau des différents acteurs, ou l’optimisation des mesures et des offres, ce qui va dans le sens de la politique du programme JADE.